Les congrès de l’ACFHAB

LES CONGRES DE L’ACFHAB

C’est dès 1880 que le colonel (futur lieutenant-général) Henri Wauwermans, président de l’Académie d’archéologie de Belgique, siégeant à Anvers, incite celle-ci à fédérer les sociétés archéologiques du pays sur le modèle français de l’Association pour l’avancement des sciences. L’exposition universelle d’Anvers en 1885 offre l’opportunité d’organiser un premier congrès. À l’ouverture de celui-ci, en septembre, Henri Wauvermans déclare qu’il « a paru qu’en respectant l’autonomie des diverses sociétés, il serait utile de chercher à organiser entre elles un échange périodique d’idées, au moyen de conférences ou de congrès, où les archéologues du pays auraient l’occasion d’appeler l’attention de leurs collègues sur certaines hypothèses dont l’étude en commun pourrait avoir de grands résultats ». Et de souhaiter que chacune des sociétés, à son tour, « prenne la direction des assises annuelles de la fédération, tenues successivement dans toutes les villes du pays et nous aide tous à connaître les monuments qui ont été l’objet de ses études ».

En 1978, plusieurs sociétés d’histoire et d’archéologie de Wallonie et de Bruxelles ont constitué l’Association des cercles francophones d’histoire et d’archéologie de Belgique. Des termes mêmes de ses statuts, celle-ci « a pour but :

  • d’établir les liens étroits et permanents entre les cercles s’occupant de l’archéologie et de l’histoire de nos régions, y compris l’histoire de l’art, l’archivistique, la généalogie, le folklore et leurs sciences auxiliaires respectives ;
  • de soutenir ses membres dans leurs initiatives en vue de la conservation du patrimoine archéologique, historique et artistique ;
    de faciliter leur entr’aide réciproque ;
  • de promouvoir leur activité par l’organisation de congrès, de colloques, l’édition de publications, etc. ;
  • de servir, dans la mesure du possible, de trait d’union entre les instances officielles et ses membres ».

Cette Association veut travailler en étroite relation avec la Fédération demeurée nationale. Force toutefois est de constater que, depuis le congrès réuni à Sint-Niklaas en juillet 1974, aucune rencontre ne s’est tenue au nord du pays.

Par contre, avec une belle régularité, des assises des cercles francophones ont été organisées successivement à Comines (1980), Nivelles (1984), Namur (1988), Liège (1992), Herbeumont (1996), Mons (2000), Louvain-la-Neuve (2004), Namur (2008), Liège (2012) et Arlon (2016).